La Manif pour tous veut des excuses de Claude Bartolone

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Tout est bon pour la Manif pour tous pour faire parler d’elle…

Ce vendredi, la Manif pour tous s’est fendu d’un communiqué sur son site web où elle « demande des excuses à Claude Bartolone » qui l’a qualifiée, à juste titre, de « mouvement obscène de négation de la modernité, menaçant ainsi le droit se s’aimer ». Et dix balles et un Mars aussi, tant qu’on y est ?

Le mouvement homophobe, dirigé par la « catho-tradi » Ludovine de La Rochère, pousse des cris d’orfraie auxquels nous sommes habitués depuis beaucoup trop longtemps, hélas : « Quelle insulte pour les millions de Français qui se mobilisent depuis plus de 3 ans sous les couleurs de la Manif pour tous pour alerter sur les dangers du « changement de civilisation » revendiqué par le président de la République et sa majorité parlementaire. Quelle insulte pour toutes les familles atteintes par une politique familiphobe et un mépris tel que M. Bartolone n’a même pas pris la peine de répondre à l’invitation à venir parler paisiblement de son projet pour la région Ile de France et ses habitants lors du meeting organisé par la Manif pour tous à Paris le 28 novembre dernier ». Des « millions de Français », rien que ça ? Et pouquoi pas des milliards, hein ? Et puis, si Claude Bartonole n’a pas envie de côtoyer un mouvement homophobe, c’est plutôt tout à son honneur.

Fidèle à son habitude, la Manif pour tous tente de justifier son combat d’arrière-garde nauséabond en abordant le sujet de la GPA (gestation pour autrui), qui est pourtant strictement interdite en France (pour tous les couples, hétérosexuels ou homosexuels) : « Si « mouvement obscène de négation de la modernité, menaçant ainsi le droit de s’aimer » il y a, c’est assurément du côté des partisans de la GPA (gestation pour autrui) qu’on peut les trouver. Comment peut-on militer pour la fabrication d’enfants sur commande, délibérément arrachés à leur mère dès la naissance ? Comment peut on considérer comme moderne le retour à l’asservissement des femmes, pour ne pas dire à l’esclavage, lorsque l’on voit fleurir des usines à bébés dans les pays pauvres. Car bien entendu, la GPA est un marché juteux qui cible les personnes aisées au détriment des plus faibles, des plus pauvres.

Oui, M. Bartolone, la GPA « menace le droit de s’aimer » parce que la mère et l’enfant sont volontairement séparés, parce que tout orphelin recherche son identité et, en l’occurrence, dans le cas de la GPA, ce sont ses parents d’accueil qui l’auront délibérément arraché à sa mère, souvent à coup de dizaine de milliers d’euros. Non, M. Bartolone, ce n’est ni l’amour, ni la modernité, ni l’avenir, bien au contraire ». C’est vraiment usant d’entendre toujours le même refrain ad nauseam ! La Manif pour tous ferait bien de changer de disque… Et il aura fallu que les couples de même sexe puissent avoir le droit de se marier et de faire famille pour que ces allumés du bocal se rendent comptent que la GPA existe dans le monde.

Et peu importe pour eux si ce sont les couples hétérosexuels qui ont majoritairement recours à la GPA à l’étranger, ce sera toujours de la faute aux homos…

Ces gens-là n’ont donc rien d’autre à faire que de nous pourrir la vie ? Ils n’ont donc pas d’amis ? Pas de vie sociale ? C’est vraiment pathétique !

Une fois n’est pas coutume, laissons le mot de la fin à Patrick Sébastien…

Giuseppe Di Bella