Prêtre catholique, il aurait volé un million de dollars pour entretenir son « petit ami »

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Le père Peter Miqueli, prêtre dans le Bronx (New York), était amateur de relations SM avec un escort bodybuildé…

Pendant plus de dix ans, le père Peter Miqueli, âgé de 53 ans, aurait détourné l’argent des deux paroisses où il était en poste pour entretenir son « petit ami » et « maître » Keith Crist, un escort bodybuildé. L’acte d’accusation qui vient d’être déposé entre les mains de la justice new-yorkaise est lourd. Il comporte 39 pages.

Ce nouveau scandale, largement relayé par les médias, fait grand bruit aux États-Unis.

Les fidèles qui ont déposé plainte contre le père Peter Miqueli, qui est désormais à la tête d’une autre paroisse, déplorent le manque de soutien de la part de l’archidiocèse de New York, qui aurait certainement préféré étouffer cette affaire particulièrement embarrassante. Il a d’ailleurs mené un audit sur les comptes des paroisses où a officié le prêtre, grand amateur de relations SM et de sensations fortes, mais « n’a pas relevé d’irrégularités »

L’acte d’accusation mentionne que le père Peter Miqueli aimait être « l’esclave » de Keith Crist, le « maître », qui lui faisait régulièrement boire son urine, entre autres. Pour chaque session avec son « maître », le prêtre catholique aurait payé 1 000 dollars.

En plus de servir à payer des relations sexuelles, l’argent aurait été utilisé pour acheter de la drogue ou pour que les deux tourtereaux puissent partir très régulièrement en vacances en Italie ou en Floride. Sans oublier l’achat d’une maison – 264 000 dollars – que le prêtre partageait avec son « petit ami ».

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Keith-Crist

Le dossier est désormais entre les mains de la justice. Il lui appartiendra de poursuivre ou non le père Peter Miqueli. L’archidiocèse de New York, qui n’est pas partie civile dans cette affaire, continue à le soutenir. Il a diffusé un récent communiqué où il affirme à nouveau : « Jusqu’à présent, nous n’avons rien pour étayer les allégations qui ont été soulevées ».

Les paroissiens qui ont déposé plainte ont fait par de leur mécontement : « Nous ne pouvons pas comprendre. […] Nous soupçonnons un scandale derrière le scandale ».

Giuseppe Di Bella