CAMEROUN. Les évêques catholiques ont appelé à la « tolérance zéro » contre l’homosexualité

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La CNEC en 2011.

Ils ont demandé aux « fidèles catholiques et tous les hommes épris de bonne moralité à barrer la voie à l’homosexualité ».

La 39e Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC) s’est ouverte ce lundi à Batouri, une ville située dans l’est du pays. Lors de cette première journée de travail, les évêques camerounais ont évoqué l’homosexualité, un sujet particulièrement tabou dans la majorité des pays africains.

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Mgr Samuel Kleda, président de la CENC et archevêque de Douala.

Mgr Samuel Kleda, président de la CENC et archevêque de Douala, la capitale du Cameroun, a déclaré : « Il n’est pas possible d’accepter une telle pratique qui menace la structure de la famille et les bases de l’Église », en précisant que « le mariage repose sur l’union légale entre un homme et une femme ».

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Les prélats catholiques présents ont unanimement, et « sans équivoque », appelé les « fidèles catholiques et tous les hommes épris de bonne moralité à barrer la voie à l’homosexualité », qualifiée de « chose abominable et contre-nature ». Ils ont également prôné la « tolérance zéro » contre l’homosexualité.

Au Cameroun, les catholiques représentent environ 38 % de la population. L’homosexualité est lourdement réprimée par le Code pénal (article 347 bis) : « Est punie d’un emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende de 20 000 à 200 000 francs toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe ».

Giuseppe Di Bella