Plus d’un jeune LGBT sur deux cache son orientation sexuelle au travail

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Faut-il révéler son orientation sexuelle au travail ? L’enquête du Boston Consulting Group dévoile un bilan en demi-teinte, dont les opinions divergent selon le secteur d’activité.

Le cabinet de conseil Boston Consulting Group a mené une enquête inédite auprès d’étudiants et de jeunes diplômés LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels) et leur rapport à la sphère professionnelle. Ainsi, faire son coming out au travail peutreprésenter un inconvénient pour 58% des sondés, alors qu’un tiers d’entre eux considèrent que ce n’est pas un problème, cochant la réponse « on s’en fout, on est en 2016 ». Par ailleurs, 4 répondants sur 5 (soit 63%) assument leur orientation sexuelle auprès de leurs famille et amis.

Si on leur pose la question, un tiers des jeunes sondés ne dévoileraient pas le sexe de leur partenaire, et 11% préféreraient mentir ou indiquer qu’ils sont célibataires. En France, 48% pensent que les mentalités du monde de l’entreprise ont évolué par rapport à l’année dernière. Les étudiants et jeunes diplômés LGBT parisiens semblent être plus optimistes que leurs pairs de province. Dans le détail, 64% des lesbiennes n’osent pas révéler leur orientation sexuelle au bureau.

Et pour cause: « À caractéristiques identiques, les hommes homosexuels gagnent en moyenne 6% de moins que les hétérosexuels dans le privé, et 5% de moins dans le public. L’écart est similaire à celui constaté entre les hommes et les femmes, qui est de 5,5% », explique l’économiste Thierry Laurent, expert de la question.

Comment la diversité est-elle perçue?

Il existe des milleux plus ouverts aux LGBT que d’autres, puisque « certains secteurs d’activité souffrent d’une plus faible attractivité auprès de la communauté LGBT », indique le Boston Consulting Group. D’autant plus qu' »être gay est même plus pénalisant qu’être né en Afrique ou être un senior, deux catégories pourtant très exposées au risque de chômage », analyse Thierry Laurent.

Les sondés estiment que leur coming out serait mal perçu diffèrent selon leur secteur d’activité, à savoir:

– 59% dans la finance

– 57% dans l’industrie

– 50% dans le secteur des biens de consommation

– 49% dans le secteur du conseil

– 43% dans la communication & médias

Les jeunes de la communauté LBGT espèrent ainsi que leur future entreprise inscrive lanon-discrimination dans ses valeurs, adhère à une charte nationale ou internationale de défense des droits LGBT et mette en place des sessions de formations à la diversité. Ces trois actions sont les plus attendues par les sondés de l’enquête.

Source : bfmtv.com