Le Printemps français tague les rues de Paris, en toute illégalité, et s’en vante sur Twitter

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Une bouche d’entrée de métro parisien taguée par le Printemps français.

Le groupuscule homophobe extrémiste dirigé par Béatrice Bourges commet ainsi des délits sanctionnés par la loi.

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Béatrice Bourges lors de sa (très) brève grève de la faim en 2014

Le Printemps français a été fondé en 2013 par l’ultra-catho Béatrice Bourges, ancienne porte-parole de la Manif pour tous. Elle a même fait enregistrer la marque Le Printemps français, à son nom, auprès de l’INPI (Institut national de la propriété industrielle).

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Le groupuscule homophobe extrémiste est proche de mouvements intégristes catholiques et identitaires : Civitas, le Bloc identitaire, le Renouveau français, le GUD ou encore l’Action française.

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Logo du Printemps français.

Récemment, le Printemps français a revendiqué sur Twitter – photos à l’appui – avoir tagué le logo de la Manif pour tous ou encore des messages hostiles à la PMA et à la GPA devant plusieurs bouches d’entrée du métro parisien ou encore devant le restaurant « Prunier » qui appartient à Pierre Bergé. En toute illégalité…

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Il s’agit d’actes de vandalisme sanctionnés par la loi. Lorsqu’ils ne sont pas faits sur des supports autorisés, les graffitis constituent « une destruction, une dégradation ou une détérioration volontaire d’un bien appartenant à autrui » pour le droit pénal français.

Ils peuvent être sanctionnés par une contravention de 5e classe (1 500 euros ou plus) en cas de dommage léger ou, dans les autres cas, d’une amende pouvant atteindre 30 000 euros et une peine d’emprisonnement qui peut aller jusqu’à deux ans.

En outre, l’article 222-1 du Code pénal français indique que « le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation, sur des façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est puni de 3 750 euros d’amende et une peine de travail d’intérêt général lorsqu’il n’en est résulté qu’un dommage léger ».

La teneur des inscriptions (menaces de mort, incitation à la haine raciale ou envers des personnes en raison de leur orientation sexuelle, diffamation, etc.) peut constituer un facteur aggravant.

La lutte anti-graffiti de la ville de Paris coûte des millions d’euros par an aux contribuables. Les graffitis sont des pollutions visuelles agressives.

Le Printemps français n’est pas au-dessus des lois. Les auteurs de ces tags doivent répondre de leurs actes devant la justice. D’autant plus que les photos twittées par le groupuscule homophobe ont été signées par un twitto (@bloodywiston)… Ce qui devrait faciliter le travail de la justice dans le cas de l’ouverture d’une enquête.

[Mise à jour, 16 février]

Sur Twitter, la Manif pour tous revendique également avoir commis ces actes délictueux.

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Giuseppe Di Bella