Selon ses proches, le cardinal Barbarin, qui a couvert un prêtre pédophile, pourrait démissionner

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Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon.

Le Primat des Gaules, proche de la Manif pour tous, devrait faire face à plusieurs plaintes pour « non-dénonciation d’actes pédophiles ».

Depuis plusieurs jours, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, est au centre d’un véritable cyclone médiatique, après la publication de l’interview qu’il a accordée à « La Croix ». Il a reconnu avoir eu connaissance des agressions sexuelles présumées sur de jeunes scouts du père Bernard Preynat, âgé de 70 ans, « vers 2007-2008 ».

Quelques semaines auparavant, il déclarait n’avoir eu connaissance des faits particulièrement graves qu’en 2014. Il a donc menti.

Selon les informations divulguées par le site « Lyonmag.com », Le Primat des Gaules, qui a souvent défilé aux côtés des sympathisants de la Manif pour tous, dans « l’intérêt supérieur de l’enfant » (sic), devrait faire face, dans les jours qui viennent, à plusieurs plaintes individuelles pour « non-dénonciation d’actes pédophiles ».

Face à la gravité des accusations dont il fait l’objet, Régine Maire, membre du Conseil épiscopal du diocèse de Lyon, a déclaré, face aux caméras de la station de télévision lyonnaise TLM, que le prélat « en a pris conscience, vraiment, et j’ai senti qu’il était libre pour assumer les conséquences, jusqu’au bout, si dramatiques soient-elles ».

Relancée par la journaliste qui l’interviewait sur ce que pourrait signifier « jusqu’au bout », Régine Maire a répondu : « La démission, peut-être, quelque chose comme ça ».

Les plaintes devraient également concerner Régine Maire, qui était chargée par le cardinal Barbarin de recevoir les victimes, mais aussi le cardinal Gerhard Ludwig Müller et Mgr Luis Francisco Ladaria Ferrer, respectivement préfet et secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, auxquels le Primat des Gaules avait référé.

Giuseppe Di Bella