« PD », pas une insulte homophobe : une pétition demande des excuses des Prud’hommes de Paris

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Le conseil des Prud’hommes de Paris avait estimé que « PD » n’était pas une insulte homophobe lorsqu’elle s’adressait à un coiffeur…

Il y a quelques semaines, un extrait d’une décision prudhommale très étonnante suscitait l’indignation et la colère sur les réseaux sociaux.

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Un jeune coiffeur en CDD avait été licencié après s’être fait insulter de « PD » dans un SMS envoyé par erreur par sa patronne : « Je ne garde pas (l’employé, NDLR),  je le préviens demain. […] Je ne le sens pas ce mec : c’est un PD, ils font tous des coups de pute ».

Le jeune homme avait alors poursuivi son employeur auprès du conseil des Prud’hommes de Paris. Celui-ci n’avait pas retenu le caractère homophobe de l’insulte « car il est reconnu que les salons de coiffure emploient régulièrement des personnes homosexuelles, notamment dans les salons de coiffure féminins, sans que cela ne pose de problèmes ».

Il y a près de deux semaines, Félix Pariente Lorenzetti, un lycéen parisien de 19 ans, a mis en ligne une pétition demandant la révision du procès et des excuses de la part du conseil des Prud’hommes de Paris. Ce vendredi matin, elle a été signée par plus de 28 100 internautes.

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Félix Pariente Lorenzetti a expliqué à « Metronews » les raisons de sa mobilisation dans cette affaire scandaleuse : « Je fais partie de la communauté gay. […] Au départ, quand j’ai vu passer cette information sur les réseaux sociaux, j’ai cru à une plaisanterie. Quand j’ai compris que cette décision était bien réelle, j’ai trouvé cela aberrant. […] Pour avoir été moi aussi victime dans mon enfance de ce genre d’insultes, je suis choqué qu’une institution comme la cour des Prud’hommes encourage ces discriminations ».

Quant à la révision du procès, elle a déjà été enclenchée par l’avocat du jeune coiffeur licencié. Le Défenseur des droits, qui l’assiste depuis le début dans ses démarches judiciaires, sera présent à ses côtés lors de la deuxième audience dont on ne sait pas encore quand elle se tiendra.

Pour signer la pétition, cliquez ici.

GDB