BELGIQUE. Un homme demande à être euthanasié parce qu’il est homosexuel (Vidéo)

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Sébastien avec Jonathan Blake, journaliste à la « BBC ».

Un homosexuel de 39 ans cherche le droit à mourir légalement car il ne supporte pas son orientation sexuelle.

Sébastien (un nom d’emprunt) a 39 ans. Il est né en Belgique dans une famille catholique pratiquante. Depuis toujours, il sait qu’il est attiré par les hommes. Et cela le torture psychologiquement. Pendant 17 ans, il s’est adressé à de nombreux médecins pour « guérir ». En vain. L’homosexualité n’est pas une maladie.

Dans une récente interview vidéo accordée à la « BBC », l’homme a déclaré : « J’ai toujours pensé à la mort. C’est une souffrance permanente, je suis un prisonnier dans mon propre corps. Un sentiment constant de honte. […] Je ne voulais pas être gay ! Si quelqu’un me donne un médicament efficace, pourquoi ne pas vivre ? Mais je ne crois plus en la médecine ».

Il doit encore passer devant trois médecins qui doivent être tous d’accord qu’il s’agit bel et bien de la bonne option et que le patient démontre « une souffrance physique ou mentale constante et insupportable ».

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L’euthanasie est légale en Belgique depuis 2002.

La Belgique dispose d’une législation libérale en matière d’euthanasie, depuis 2002. Elle est autorisée si « le patient se trouve dans une situation médicale sans issue et fait état d’une souffrance physique ou psychologique constante et insupportable ». L’euthanasie des mineurs est autorisée depuis 2014.

Un patient peut obtenir le droit à mourir de manière légale si deux médecins confirment ses souffrances physiques constantes et insupportables ou si trois médecins confirment ses souffrances psychiques.

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Nathan Verhelst a été euthanasié en 2013, à l’âge de 44 ans.

En 2013, Nathan Verhelst a été euthanasié en Belgique, à l’âge de 44 ans. Né de sexe féminin, il s’était toujours senti plus masculin que féminin et avait décidé de changer de sexe. Mais des complications chirurgicales lui causaient des souffrances psychiques devenues « insupportables », selon les médecins.

Une procédure parfaitement légale car, selon une spécialiste, « il peut se trouver des cas où la douleur est contrôlée, mais où des questions de perte de dignité se trouvent bien présentes ».