François Fillon veut fermer l’adoption plénière aux couples de même sexe

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François Fillon.

L’ex-Premier ministre, candidat à l’investiture de la primaire de la droite et du centre, affirme à nouveau sa volonté de « réécrire la loi Taubira ».

Dans un entretien accordé au quotidien catholique « La Croix », publié ce jeudi, l’ex-Premier ministre François Fillon, un des nombreux candidats « Les Républicains » à l’investiture de la primaire de la droite et du centre, affirme sa volonté de réécrire la loi Taubira afin de fermer l’adoption plénière aux couples de même sexe.

« Je pense qu’il est souhaitable qu’un enfant ait, autant que possible, un père et une mère. Je sais que le monde d’aujourd’hui amène à une grande diversité de situations. Je sais aussi que des couples homosexuels accueillent des enfants avec amour », explique-t-il.

« Mais il ne me paraît pas légitime que la loi permette de considérer qu’un enfant est fils ou fille, de manière exclusive, de deux parents du même sexe. Sa filiation au sens biologique du terme à l’égard d’un père et d’une mère ne doit donc plus pouvoir être effacée par une adoption plénière », ajoute-t-il.

fillonSarkozy

Pendant toute la durée du quinquennat de Nicolas Sarkozy, François Fillon a été son Premier ministre « fantôme ».

Sans surprise, l’ancien Premier ministre sans relief ni charisme de Nicolas Sarkozy (que celui-ci considérait comme un « collaborateur ») se prononce également contre l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de femmes : « Le désir d’enfant ne peut pas être transformé en droit à l’enfant. Avoir un enfant est un don de la vie ; il ne peut avoir une finalité centrée sur soi. L’intérêt de l’enfant suppose une conception plus altruiste du droit ».

dépénalisation de l'homosexualité

En 1982, François Fillon a voté contre la dépénalisation de l’homosexualité.

Député de la Sarthe de 1981 à 2007, François Fillon a voté contre la dépénalisation de l’homosexualité, contre le Pacs, contre la pénalisation de l’homophobie.

Député « Les Républicains » de Paris depuis qu’il a quitté Matignon, en 2012, il a voté contre le mariage pour tous.