BUZZ EDDY DE PRETTO MASSA­CRÉ PAR LIBÉ : « UN SANS-DENTS GAY, ROUX » À L’AL­BUM « LAID ET MONO­TONE »

L’artiste de 24 ans connaît une popu­la­rité de plus en plus impor­tante depuis le dernier Prin­temps de Bourges et son passage aux Victoires de la musique. Mais les jour­na­listes du quoti­dien dirigé par Laurent Joffrin détruisent le phéno­mène dans leur édition du jour.

C’est LE phéno­mène de mode dans l’uni­vers musi­cal français. Son nom d’ar­tiste ? Eddy De Pretto. Depuis plus d’un an, il est sur les bouches de tous ceux qui reven­diquent l’avène­ment d’un nouvel ovni et qui aiment le mélange de genres rappe­lant un certain Stro­mae. Le jeune homme de 24 ans, origi­naire de banlieue pari­sienne, cultive une véri­table accoin­tance artis­tique avec l’au­teur-compo­si­teur-inter­prète belge. Mélan­geant volon­tiers rap et chan­son française, il a honoré la scène actuelle d’un premier album baptisé « Cure ». Réso­lu­ment décalé, tant dans le style que par ses perfor­mances en live, l’an­dro­gyne chan­teur fait figure de nouvelle coque­luche au bout d’une branche qui a toujours fait fleu­rir testo­sté­rone et affir­ma­tion mascu­line. Cité parmi les têtes d’af­fiche de gros festi­vals, dont les Bar en Trans et le Prin­temps de Bourges, Eddy De Pretto a vu sa carrière grim­per en flèche avec sa récente nomi­na­tion aux Victoires de la Musique, dans la caté­go­rie révé­la­tion scène de l’an­née. En marge de cet événe­ment pres­ti­gieux et sonnant l’acte fonda­teur de sa popu­la­rité natio­nale, l’in­té­ressé a béné­fi­cié d’une large couver­ture média­tique. Si la critique s’est jusqu’ici montrée dithy­ram­bique et bien­veillante à l’égard de celui qui est produit par les mêmes personnes que les rappeurs confir­més de PNL et Booba, un pavé dans la marre vient d’être lancé par nos confrères de Libé­ra­tion.

Ce mardi 6 mars, ils accordent au « phéno­mène proclamé » un court portrait au vitriol dans les pages « Culture ». Le ton du jour­na­liste, aussi narquois que le papier réalisé il y a plusieurs semaines sur l’ex-jour­na­liste de Quoti­dien (et du Petit Jour­nal) Hugo Clément, attaque à l’acide une cible vite trou­vée. Notre confrère juge l’art du garçon comme un vaste « Kamou­lox », du nom de ce jeu stupide et inco­hé­rent inventé par les humo­ristes et comé­diens Kad & O, lors de leurs fulgu­rants sketchs d’antan. La première descrip­tion d’Eddy De Pretto est sommaire et violente. Libé ‘ le voit comme « un sans-dents gay, roux et fort en gueule, échappé d’une famille abusive et repré­sen­tant fiérot des faubourgs popu­laires de la France qui pense tout bas ». Mais plus que son profil, c’est la colo­ra­tion et les influences de son album qui inter­pellent. Le quoti­dien dézingue ses « habillages élec­tro­niques qui zonent entre Skyrock l’après-midi et M6 Music », « un timbre de voix qui grésille comme celui de Nougaro », « une plas­tique (…) qui sonne comme du trip-hop de musique au mètre », « un misé­ra­bi­lisme de chien de la casse » et le simili d’un person­nage « de Brel » construit avec la vali­da­tion d’une « agence de com’ parti­cu­liè­re­ment cynique et déses­pé­rée ». Le verdict est sans appel. Le jour­na­liste de Libé­ra­tion juge cet album comme « épou­van­ta­ble­ment prévi­sible, laid et mono­tone », « en tout point mons­trueux », et va jusqu’à esti­mer que son auteur n’a eu pour seule moti­va­tion que de « faire parler de soi dans des médias terro­ri­sés » par l’hé­gé­mo­nie du rap. On attend main­te­nant la réponse salée du prin­ci­pal concer­né…

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